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Le théorème d’Almodóvar (roman)
Gallimard, 2008, 130 pp.

« Que reste-t-il de nos amours ? Ces traces de visages décomposées en moments extatiques ou douloureux. Des fragments, des collages. Alors peut-on aimer un être dont le visage est déjà un collage ? Peut-on le regarder assez longtemps pour que l’amour gicle comme un fleuve qui sort d’un rocher ? Non, c’est la conséquence tragique du théorème d’Almodóvar : nous avons besoin de géométrie et d’harmonie car il n’y a aucun plaisir à détruire ce qui a déjà subi l’outrage de l’abstraction. »

Défiguré à la suite d'un accident, le narrateur émerge peu à peu de sa solitude, réconcilie la forme et le sans forme, explore le monde duquel il s'était retiré. Le double regard, celui distant d'Almodóvar qui le filme, et celui, passionné, d'un transexuel, lui font réaliser peu à peu qu'il y a une fête au centre du vide.


Droits cédés pour la langue espagnole (Seix Barral), italienne (Guanda).

Extraits de la presse française :

« Jeune auteur défiguré et invisible, Antoni Casas Ros signe un premier roman magistral. Impressionnant. C’est un coup de poing dans le plexus, une comète dans l’infini du ciel, un livre choc qui rappelle le Mars de Fritz Zorn. » Marianne Payot, L’Express, 13/03/08

« Le texte étonnant d’un romancier sans visage. D’abord, la sensation troublante d’être pris en otage. Au bout de quelques pages, c’est lui, le livre, qui se saisit de nous, nous enveloppe, en prend effrontément à son aise avec notre liberté. (…) Cent-cinquante pages fougueuses. » Patrick Kéchichian, Le Monde, 21/03/08

« Ecrit dans une prose enchanteresse et réparatrice (…) Le Théorème s’est déjà vendu à dix mille exemplaires ». Fabrice  Pilskin, Le Nouvel Observateur, 20/03/08

« Casas Ros ne parle pas de Gaudi, mais il présente des outrances modernistes et cultive un romantisme philosophique qui s’accorde bien aux fascinantes disproportions de l’architecte. C’est un roman sur la beauté dont le narrateur est condamné à la difformité, un exercice d’exhibitionnisme psychologique de la monstruosité, avec des envolées de lyrisme naïf, illuminant une confession sombre et torrentielle . » Sergi Pàmes, Libération, 13/03/08

« Un premier roman transgressif qui va jusqu’au bout de la nuit trouver la joie de vivre. Contagieux. ( …) Une vision désespérée et joyeuse du monde. (…) Vivre ! Vivre en long en large et en travers, dans la démesure.» Astrid de Larminat, Le Figaro Littéraire, 10/01/08

« Souvent admirablement écrit, ce roman est une formidable leçon d’humanité assénée au narcissisme fade de notre époque. Impressionnant. » Daniel Garcia, Têtu, janvier 08

« Manifeste contre toute forme matérielle, ce théorème pulvérise toutes les croyances les plus superficielles. Un premier roman hors norme, envoûtant. » Nelly Kaprièlian, Les Inrockuptibles, janvier 08

« On a lu le Théorème d’Almodovár et on est pas revenu intact. Ce magnifique premier roman-récit tient la ligne jusqu’au bout. » Emilie Colombani, Technikart, janvier 08

« L’écrivain est un  fuyard qui rêve d’être rattrapé , écrit Antoni Casas Ros. En janvier, il devrait en tout cas y avoir beaucoup de monde pour lui courir après ! » AL.F, Livres Hebdo, novembre 2007

« Œuvre tragique et grotesque comme un dessin de Goya. Œuvre envoûtante servie par un style magnifique. Personne ne peut sortir indemne de cette lecture. Personne. » Joseph-Macé Scaron, Marianne, 12/01/08

« Une autofiction qui fait voler en éclat les paramètres occidentaux du réel et du rapport au temps. » Hubert Artus, Zone littéraire, Rue 89, 24/01/08

« Un objet singulier tirant sa séduction baroque de cette intense excentricité. » Nathalie Crom, Télérama, 3/01/08

« Le Théorème de la surprise. Une histoire de drame et de rédemption. Le Théorème d’Almodovár a bien des caractéristiques du best-seller… inattendu. » D.G. Livres-Hebdo, janvier 08

« Cette pépite, premier texte fort, dense, incroyablement maîtrisé.» Cecilia Dutter, La Revue Littéraire, janvier 08

« Dès les premiers mots, on embarque dans un hallucinant grand huit des lettres, une ivresse. » Bruno Portesi,  Parutions, 20/03/08

« Lorsqu’il expose, dès la première page, sa vision d’un monde idéal, aux limites de la conscience, instable mais infini, le narrateur a décidément quelque chose d’Artaud. » Céline Ngi, Fluctuat, janvier 08

« Rares sont les livres qui, une fois terminés, laissent le lecteur dans un état de sidération persistant. Qu’importe la réalité des faits narrés par Casas Ros : dès ce premier ouvrage, il fait une entrée fracassante en littérature.  Il trouve la juste distance entre réalisme et baroque dans une langue absolument splendide. » Baptiste Liger, Lire, février 08




 

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